AVANT PROP’EAU
ECONOMISER L’EAU ??? POURQUOI ?
Ce slogan devenu lieu commun a quelque chose de réducteur et un peu culpabilisant pour l’utilisateur final.
C’est peut-être la gestion actuelle de l’eau, ce bien commun, qui nous amène à cela ?
De quelle eau parle-ton ? Ou, Quelle eau entend-on ?
De l’eau du robinet, donc des réseaux de distribution, puisée dans des couches profondes, naturellement de bonne qualité en Gironde, mais surexploitées
par rapport à leur capacité de renouvellement, et donc avec des risques de salinisation pour toute la bordure estuarienne du Médoc
Or :
Les réseaux d’adduction d’eau potable consomment en perte dans les meilleurs des cas 20 % du volume puisé.
L’eau potable de ces réseaux est consommée à 40% pour des usages ne nécessitant pas forcement de l’eau potable, WC, lessive, jardin…
L’eau est abondante en gironde dans les nappes phréatiques, non utilisable comme eau potable, hors traitement onéreux, mais utilisable pour d’autres usages.
Il serait bon dans la gestion de l’eau d’appliquer le principe de « remettre la chose à la place ou on l’a prise » et au minimum dans l’état ou on l’a prise.
Ce n’est pas le cas des stations d’épuration qui renvoient en grande partie l’eau puisée du sous-sol, dans la mer via les cours d’eau.
Les pistes à développer pour faire autrement existent ponctuellement :
• Robinetterie à économiseur d’eau
• Agriculture et jardins : méthode de culture et choix de variétés économes en eau
• WC à l’eau de pluie ou recyclage de la même eau qui ne sert ici que de moyen de transport
• ou mieux toilettes sèches qui génèrent une ressource (compost) au lieu d’un déchet.
°Réseau d’adduction secondaire pour l’arrosage ou autres.
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On voit donc que s’il reste vrai qu’il faut économiser l’eau potable des réseaux dans la situation actuelle, les solutions durables ne sont pas du ressort de
l’individu mais de la gestion collective.
Quand à l’échelon individuel pour vraiment mieux faire, économiser l’eau du robinet ne suffira pas, à préserver les nappes profondes.
Données recueillies dans les documents du SMEGREG